vendredi 24 décembre 2010

Rien à déclarer.

Quelle épaisse couche de poussière tout de même. Il était temps de venir passer un petit coup de balais, histoire de…

Histoire de montrer que c’est encore habité ici, mais aussi par envie ou devrais je dire par nécessité. Parce qu’accumuler peut peser parfois et que tout poser et bien ça soulage, naturellement.

Mais en définitive je n’éprouve guère de colère, ou bien celle-ci n’est qu’éphémère. Je ne suis qu’un amas de déception, de frustration (à bien des égards)), de lâcheté. Et dans ce marasme je me complais. J’ai presqu’envie de dire que je suis démissionnaire et cela rejoint un peu la lâcheté. Je laisse venir, couler, déborder, s’envenimer. Spectateur. La plaie suppure. Alors tu comprendras peut-être que j’ai cette envie de coucher tout ça sur papier comme j’aime le faire pensant cela thérapeutique. Il se trouve que je suis venu "avouer" quelques choses plus gaies que ma triste personne et c’est en cette fin d’année que je me décide à le faire. Vieux motard que j’aimais.

Je me demande si je n’ai pas trouvé une muse avec qui je ne pourrai pas travailler, cause d’incompatibilité possible du contrôle de l’image. Elle possède une beauté un peu banale mais pleine de charme et je trouve ça un peu troublant. Oh, bien sûr rien qui ne choquerait notre chasteté chaste bien entendu…

En tout cas mes oreilles en ont trouvé une. Une voix suave et cassée, à la fois fragile et un peu rauque. Mais c’est surement plus qu’une éventuelle muse. C’était et cela reste une vraie source émulation pour le peu qu’il reste à émuler en moi. Quand je vois son travail je sais le chemin qu’il me reste à parcourir pour atteindre l’aisance et la spontanéité de ses portraits. Moi qui ai si peur des gens, ou serait ce l’idée de vouloir m’immiscer dans l’intimité de celles et ceux que j’aimerais prendre en photo. Je crois que j’aimerais vivre avec eux et shooter l’indiscrétion quel que soit leur sexe. Leur jardin secret. Alors que je veux protéger à tout prix une part cachée de mon intimité, je crée un tabou et perçoit alors ma curiosité comme malsaine, un peu.

J’ajouterais Ghinzu pour compléter, un certain triangle et dire que je suis alors animé par une farouche envie de partager son travail. Voilà une page artistique, écrite. Le désir de faire de la photo avec et sur eux est exprimé, pas qu’il n’était pas au courant, mais j’avais envie quand même. On pourra aussi retrouver l’envie de jouer ensemble mais c’est une autre histoire…

J’avais envie de confier une certaine admiration pour ces gens que je ne connais pas IRL mais avec qui je partage des points de vues depuis plusieurs années déjà. Ces quelques uns dont j’admire la pluralité des projets menés à bien, la gouaille, la verve, le franc parlé et cette culture enviable.

Fort heureusement pour moi, je crois, il y a cet être neutre, qui refit surface au moment opportun, c’est bien. Cela m’amène à parler de ce cher Anton Newcombe. Mon Anton à moi, pas celui des BJM. Sais tu que parfois tu me manque ou est ce notre incompatibilité ?

Il reste cet autre Anton pour qui je n’userais pas plus d’une ligne, non…

Enfin il y ceux pour qui tu es un psychologue, ceux à qui tu parle un peu et celui avec qui tu peux parler, qui en sait long. Trop long peut-être… ^^

Je te parlais de déception et de frustration, je crois qu’il est temps d’y venir. En deux ans j’ai traversé divers stades émotifs. Tu sais, tout ce que j’ai gagné d’un coté, j’ai l’impression de l’avoir perdu de l’autre. Je crois que de là est né une véritable perte de repères me concernant. Au final je ne me sens à ma place nulle part. J’aimerais être autant l’amant que le père mais cela ne peut être possible que si j’ai en face de moi autant la femme que la mère. Or j’ai vraiment le sentiment de ne plus avoir affaire qu’à la mère. Vaste problème auquel j’ai perdu l’envie de m’attaquer. J’ai dépassé le stade de la colère pour céder lâchement. Et je crois que la "souffrance" est unilatérale. Too bad.

Ah ! j’en ai assez, alors je vais finir en parlant de toi. Je ne t’ai pas oubliée et sache que tu es au moins aussi castratrice que ce que j’estime avoir à apprendre de toi sur bien des choses comme la musique ou ton avis mature.
J’embrasse volontiers qui veux et sachez qu’au fond je vous aime.

Posté par Me Myself n I à 09:52:00 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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