jeudi 24 décembre 2009

Avatar

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Il n'est guère utile de présenter J. Cameron. S'il ne compte pas parmi mes réalisateur fétiches, il a quand même à son actif des films marquants à l'instar de Terminator 1 & 2. Il y avait là dessous une vraie bonne idée de scénario. Un futur apocalyptique, des voyages dans le temps, des robots ne répondants plus aux lois édictées par Isaac Asimov, des phrases cultes comme "Hasta la vista baby", ou "I'll be back" et la bonne idée de s'arrêter après un deuxième épisode pas du tout décevant.

Avec Titanic, il fracasse le box office, littéralement. Le film n'a rien d'extraordinaire, on connait la fin avant même d'avoir vu le film et pourtant il a fait plus de 20 millions d'entrée rien qu'en France.

Alors le père Cameron, quand il s'agit de faire du gros, du lourd, du blockbuster, il sait y faire. Il lui aura fallu 15 ans pour accoucher de son dernier film : Avatar, estimant que les effets spéciaux n'était pas à la hauteur de son désir artistique.

En voyant la bande annonce, je n'était pas vraiment tenté par ce film. Mais les critiques dithyrambiques quasi unanimes m'ont fait penser qu'il serait idiot de rater ça. Et si certains parlent de film de l'année, de film de la décennie ou de film du siècle, je ne suis pas autant enthousiaste.

"Le Vénézuela c'était pas un pique nique!"

Le scénario d'Avatar est tout sauf novateur. Il est couru d'avance. Ne lis pas plus si tu ne veux pas être spoilé. Notre héros va s'éprendre de la Na'vi, fille du chef de clan local, mini tension avec son promis, mais rien de bien méchant tout de même, et il va les rejoindre dans leur ultime combat par amour et parce que franchement on ne massacre pas un peuple pour lui prendre ses terres.

Le parallèle avec les Amérindiens est de suite fait, Avatar est une sorte de "Danse avec les loups" dans l'espace et sur vitaminé. Un "Little Big Man" sans envergure. Un message ecolo naïf en forme de mea culpa? De beaux sentiment et une jolie morale.

Il y a tout de même des choses drôles dans Avatar. La nature s'éclaire à peine on l'effleure mais surtout l'herbe s'illumine sous les pas des héros. Doit on y voir un hommage à Billy Jean de feu M. Jackson? Je me suis posé la question...

Les dialogues du méchant colonel sont ridicules, caricaturaux.

Avatar n'est pas un pamphlet, une diatribe acerbe en faveur de l'écologie. Ce n'est pas un plaidoyer subtil pour la paix entre les peuples. Il tient plus du conte de fée ou tout fini bien et où l'amour triomphe finalement des barrières culturelles.

"Il nous pisse dessus sans même essayer de nous faire croire qu'il pleut!"

L'univers d'Avatar est onirique même s'il nous rappelle d'autres œuvres. Pandora est comparable à Félucia par exemple, les paysages vertigineux des montagnes flottantes rappellent Laputa et le lien avec la nature se retrouve dans tellement d'œuvres ou de cultures qu'il est difficile de les citer ici.

Avatar ce n'est ni plus ni moins qu'une claque visuelle, un bijou de technologie numérique même si je n'ai pas trouvé que la 3D apportait une réelle immersion ou un réel plus. Avatar est beau et rien que pour ça il mérite d'être vu, d'être apprécié.

Citation : "Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue." J. Renard.

Humeur : festive.

J'écoute : Goose.

Je bois : du Paddy.

Je regarde : Discovery Channel.

Je joue : à The Bigs 2 / The ballad of Gay Tony.

Posté par Me Myself n I à 03:40:00 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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